Bonjour,

Le jardin produit quantité de résidus : feuilles morte, déchets de tonte et de taille. Les allers-retours à la déchetterie pour s'en débarrasser ne contribuent guère au respect de l'environnement utilisant un trajet de voiture donc demission de gaz... Nos cuisines aussi regorge de dechet compostable épluchures de légume, café moulu ou dosette souple et sachets de thé ....

Comment fonctionne un composteur de jardin?
Choix d'un composteur dans une jardinerie

Difficulté

Le compost demande la maîtrise de quelques tours de main pour obtenir un produit efficace qui viendra nourrir le jardin toute l’année.
Trop sec ou humide, mal décomposé, très malodorant… souvent, le compost est raté ! Quelques règles doivent être suivies pour le composer. Puis surveiller son évolution toute l’année.

Fabriquer ou choisir un bac à compost

La fabrication du compost commence par la construction d’un bac, de préférence muni d’un couvercle pour protéger les résidus organiques des intempéries, mais sans fond, car il est indispensable que ces résidus soient au contact du sol. Il existe, dans le commerce, des modèles en kit, faciles à monter et d’un coût modéré. Un composteur de 1 m³ suffit pour une surface de 500 m².

Que faut-il mettre dans son composteur ?

On y déverse les épluchures de la cuisine et les déchets organiques du jardin après les avoir fragmentés en morceaux. À cette fin, mieux vaut s’équiper d’un bon broyeur électrique.
Le compost est de meilleure qualité si l’on alterne les couches de déchets secs et mouillés, verts et bruns, et si l’on mélange chaque couche avec la précédente. Il est conseillé d’ajouter un peu de terre, d’arroser pour empêcher son dessèchement et d’apporter de temps en temps du purin d'ortie.
Non, rien de compliqué pour le débuté un petit sac de terre et en avant on met ce que lon a en dechet vert et de cuisine a par certaine exception, je ferais une liste a la fin.

Combien de temps faut-il pour faire du compost ?

L’amendement est prêt au bout de 4 à 6 mois, parfois un peu plus longtemps. Il ressemble alors à du terreau.

Quelle est la différence entre un compost et un terreau ?

Le compost et le terreau sont tous les deux issus de la décomposition de matières organiques végétales ou animales. Mais le terreau est un type particulier de sol meuble, très riche en humus, dans lequel il est possible de cultiver directement un grand nombre de végétaux, notamment les semis et les jeunes plants.
Le terreau que l’on achète dans le commerce est composé d’un fort pourcentage de tourbe. Il n’a pas grand chose de commun avec celui qui se forme sous le couvert des arbres en forêt ou que l’on peut obtenir par la décomposition d’une grande quantité de feuilles mortes ou de fumiers.
Le compost résulte de la décomposition d’un mélange équilibré de déchets verts et bruns provenant du jardin et de la maison. Il n’est pas utilisé pur pour cultiver des végétaux, mais il est ajouté en surface pour améliorer et enrichir la terre dans le jardin ou les potées et jardinières. Ce n’est pas un support de culture, mais plutôt un amendement et un fertilisant.

Le bon emplacement pour le composteur

Choisir un coin du jardin au soleil pour installer le composteur qui doit contenir deux bacs, l’un recevant le tas en cours de compostage, l’autre, celui qui donnera le compost de l’année prochaine.
L’accès doit être dégagé et permettre ainsi de retourner l’ensemble des matières à l’aide d’une bêche.
Les déchets organiques sont attaqués en premier par les bactéries, elles-mêmes stimulées par la montée de la température. Elles digèrent la chlorophylle tout en stérilisant des germes nocifs pour les humains et des graines de plantes adventices.

Suivre le bon déroulement du compostage

Deux ou trois semaines après la mise en route, examiner l’aération et le taux d’humidité du tas.
  • S’il sent l’oeuf pourri, c’est qu’il manque d’air et contient trop de matières vertes. Le retourner.
  • À l’inverse, une absence d’odeur signale sûrement un manque d’eau : les déchets sont fossilisés, le processus est figé. Arroser !
Après dix semaines, la chaleur baisse et un feutrage blanc apparaît (sous l’effet des champignons qui s’en prennent à la lignine du bois). Puis les cloportes, nématodes et vers Eisenia foetida finissent le travail. Ils ingèrent les matériaux et leurs propres déchets donnent le compost.

Au bout de six à douze mois, le compost perd une partie de son activité microbienne. Il est bon à être utilisé par épandage, ou plus tard comme substrat de plantation. Il est fertilisant par ses matières organiques et améliore la structure du sol. Il permet une meilleure rétention de l’eau. Les plantes mieux nourries sont plus résistantes.

Trucs et astuces pour réussir son compost

Trucs et astuces pour réussir son compost
Il est primordial de hacher les végétaux en tronçon de 15 cm environ, pour une mise en décomposition plus rapide. Faire de même avec les déchets secs. Si besoin, les  humidifier.
Puis faire des couches alternées de déchets bruns et verts.
Épluchures, tailles de végétaux, purin, gazon, tout est bon dans les déchets verts, bourrés d’azote, excellents pour la croissance des plantes ! Ajouter de la consoude ou des orties pour stimuler la décomposition. Ils contiennent aussi du carbone rapidement assimilable.
Équilibrer avec des déchets "bruns", riches en carbone. Incorporer des tiges sèches, sachets de thé, foin, marc de café et feuilles mortes mises en sac à l’automne, dans un rapport de 40 % de vert pour 60 % de brun.
Un compost mûr dégage une odeur de sous-bois, son aspect est grumeleux.
Ne pas l’enfouir en profondeur, mais le griffer car ses micro-organismes ont besoin d’air.
Mélanger régulièrement et arroser de temps en temps afin de soutenir l'activité des micro-organismes.
Utiliser le compost pur comme paillage au pied des vivaces et des légumes gourmands.
Épandre le compost bien mûr à l’automne ou au début du printemps pour profiter de son effet à long terme.
Un point sur que peut on y mettre :

Composter les matières vertes, molles et humides (riches en azote)

  • Épluchures et déchets de fruits et légumes. Les épluchures de bananes et les agrumes peuvent également aller au compost. Contrairement à ce qui se dit régulièrement, ces dernières n'acidifient pas le compost. (on evite peau de melon et agrume)
  • Marc de café avec le filtre en papier. Les pads en papier peuvent également être mis au compost. On les déchire d’abord, afin de permettre une décompositionplus facile.
  • Sachets et feuilles de thé. Sauf les sachets en matière synthétique qui ne se compostent pas.
  • Fleurs fanées
  • Tontes de gazon. Elles sont toutefois difficiles à composter. Riches en eau et en azote, elles se tassent facilement ce qui empêche une bonne circulation de l'air et provoque de mauvaises odeurs. Pour éviter cela, mieux vaut d’abord laisser sécher l'herbe sur place avant de l'incorporer au compost. Cela permet à l'humidité de s'évaporer et de composter un matériaux plus sec.
  • Végétaux frais (feuilles, plantes de jardin, etc.). Certaines feuilles (noyer, chêne, laurier-cerise, etc.) sont plus coriaces et contiennent des tanins qui ralentissent le processus de décomposition. Pour activer leur décomposition, on passe la tondeuse dessus pour les déchiqueter. On peut aussi en faire un tas spécifique et laisser faire la nature pour réaliser un terreau de feuilles (3-4 ans).
  • Résidus de récolte du potager (trognons, fanes, pieds fanés, éclaircies...).
  • Mousses végétales
  • « Mauvaises » herbes. Si elles sont montées en graines, il faut les tremper dans l'eau durant 48 heures avant de les introduire au cœur du compost. Ces graines vont ainsi germer dans le compost (et non dans le jardin), et/ou être détruites par la chaleur du compost. La consoude et l'ortie sont deux bons activateurs de compost. À l’inverse, certaines herbes de type « racines » (chiendent, pissenlit, etc.) sont très résistantes (même jusque 60 C°). Idéalement, on les laisse d’abord sécher avant de les composter.
  • Fientes de volaille
  • Papiers, cartons et tissus cellulosiques. Par exemple les mouchoirs en papier, essuie-tout, feuilles de papier journal où on a épluché des légumes, etc. On évite toutes les parties colorées qui peuvent contenir des métaux lourds.
  • Bois de taille et broussailles. Ils ne se décomposent bien qu'après broyage ou s'ils sont coupés finement.
  • Copeaux et frisures de bois. En petites quantités uniquement. On proscrit les bois traités ou peints.
  • Paille 
  • Fleurs fanées, foin
  • Tiges et feuilles sèches
  • Litières de petits animaux herbivores : lapin, cobaye, etc.
  • Emballages avec le label « OK Compost HOME »
  • Écorces broyées
  • Les fumiers de cheval, lapin, chèvre, etc. sont déjà équilibrés (carbone/azote) et se compostent donc très bien !

 

 Matières compostables avec précaution

  • Coquilles d'œufs et os. Ils peuvent être mis au compost mais ils se décomposent lentement. On évite donc d’en mettre en trop grosse quantité et, si possible, on les écrase au préalable.
  • Résineux. Ils ne rendent pas le compost acide, contrairement à certaines croyances. Mais comme ils contiennent des inhibiteurs de croissance (qui ralentissent ou empêchent la croissance des plantes), on ne dépasse pas la proportion de 10 à 15% de ces matières dans le compost.
  • Restes alimentaires cuits. Seulement en petite quantité et bien enfouis au centre du compost, là où ça chauffe le plus.
  • Pain. On l'humidifie bien avant de le mettre au compost et on évite d’en mettre en trop grande quantité. Plutôt que de mettre son pain rassis au compost, on peut en faire de la chapelure, du pain perdu…
  • Plantes malades. On les incorpore uniquement au centre du compost, là ça chauffe le plus, afin de détruire les pathogènes.
  • Cendres de feu de bois. C'est un engrais minéral riche en potasse, phosphore, chaux et oligo-éléments. Il faut toutefois l'incorporer en petite quantité (maximum 3 kg/m³ environ).
     

 Matières non compostables ou à éviter

  • Huiles et graisses alimentaires
  • Cendre de charbon de bois (après un barbecue)
  • Bois de menuiseries et bois traité
  • Poussières d'aspirateur
  • Matières synthétiques
  • Journaux avec couleurs, périodiques illustrés
  • Litières de chats en argile
  • Terre et sable (sauf en petites quantités)
  • Chiffons et textiles
  • Litières et excréments de chats et chiens. Vu la présence possible de parasites et de germes pathogènes transmissibles, on évite de les composter à domicile. La température du compost doit absolument être partout supérieure à 55°C, ce qui est rarement le cas dans un compost de jardin…
     

 

Bonne soirée a tous !